Voilà, très probablement à qui ressemblera la couverture du livre que je projette sur la fameuse "ère du Verseau"....
L'humour qui a présidé au choix du titre, ne saurait exclure le souci que j'ai d'un arrière plan plus académique et même assez érudit. Et on peut l'être sans être "chiant" pour autant... Et c'est la capacité de mêlé les deux perspectives qui risque de me valoir des jalousies de la part des astrologues patentés qui se prendrait pour le sel de la terre...
J'ai lu, cela va de soi, il y a fort longtemps l'ouvrage de Paul le Cour paru en 1937 qui annonçait le "retour de Ganymède" et son vernis chrétien m'a fait grincer des dents et je m'étais juré de ridiculiser cet intervenant...
Je n'étais pas sans savoir que le personnage ci-dessus renvoie à un contexte "homoérotique" de sorte qu'avoir parlé de Ganymède tout en censurant cette dimension c'était se foutre du monde...
A noter que cette coloration n'est pas spécifiquement grec : nos ancêtres les Gaulois ont été pire que les thébains, la "monogamie" régnait dans le "bataillon sacré" des amants tandis que nos ancêtres les Gaulois préféraient, lors de leur "service militaire", les parties à trois, chaque guerrier ayant à son service 2 servants plus jeunes pour porter son attirail. Ils ont du reste scandalisés une bonne demi douzaines d'historiens et de philosophes antiques, alors quand les modernes coureurs de jupons macho se recommandent de cette celtitude, je m'arrange toujours pour faire rigoler un éventuel public à leurs dépens...
Un compagnonnage astrologique éprouvant
A noter que les actes d'un colloque paru en 1979 sous la direction d'un certain Jacques Halbronn, a souffert du même travers mais ce n'est pas le fruit d'une "censure" délibérée mais plutôt d'un excès de prudence et d'un manque de connaissance des Lettres classiques. Autrefois, la pratique de l'astrologie était réservée aux latinistes capable de lire les traités ainsi qu'à des gens pénétrés d'une bonne base de connaissances purement astronomique de sorte que l'avènement des logiciels de calculs de thèmes a très rapidement contribuer à "féminiser" excessivement la profession et j'ai assisté à cette dégénérescence à partir des années 75...
Jacques Halbronn a revendiqué un rôle particulier en raison de son nom, d'origine juive ashkénaze, son "blaze" dérivant de celui d'une ville allemande, savoir Heilbronn qui perpétue le souvenir d'une fontaine dont l'eau était réputée salutaire à défaut de constituer une source miraculeuse.
Des "vieux" du C.I.A (Centre International d'Astrologie) m'ont raconté la chose et elle m'a été confirmée par l'intéressé. A noter que depuis la parution des Actes du colloque (auquel j'ai assisté).
A noter que cet auteur, connu comme le "loup blanc" dans le milieu concerné pour le nombre de colloques qu'il a organisé jadis a fait preuve d'honnêteté en reconnaissant humblement qu'à l'époque, il n'avait pas acquis le recul et la maturité nécessaire pour faire le tour du sujet. ce n'est qu'en 1990 qu'il a pris conscience que la thèse des ères d'environ 2160 ans, non seulement était d'invention relativement récente (fin du XVIIIème siècle) mais qu'il aurait mieux valu considérer les conjonctions du point vernal avec certaine étoiles fixes.
Passage d'un "davidien" par la ville royale des Sacres et Saint Maximin
J'ai vécu 4 ans dans l'ombre de ce personnage et c'est en 1979 que j'ai quitté la ville des Sacres pour m'établir dans un climat nettement plus tropical... Je suis né près d'un pont de chemin de fer où les trains filaient plein Sud et j'ai toujours été attiré par ce que l'on appelait le "Midi". M'ayant demandé d'être présent à un colloque à Saint Maximin, j'ai posé comme condition qu'il obtienne du titulaire du Grand Orgue de la Basilique que j'y donne une audition. J'espérais qu'il allait échouer : je savais que Pierre Bardon le titulaire de l'époque ne cédait pas facilement ses claviers et c'était à lui de présenter "son" instrument qui à l'époque n'avait pas été restauré et était sujet à des "bogues". Je me rappelle avoir terminé ma prestation par le le Caprice sur les Grand Jeux de Louis-Nicolas Clérambault (1676–1749) qui termine sa suite sur le 2ème ton. Il a estimé que je m'en étais bien tiré : il s'agit d'un instrument à 4 claviers dont le 3ème dit de résonance permet d'actionner le clavier de G.O. et de positif en position inférieure par un accouplement à tiroirs. Il faut donc mettre du poids et articuler comme les pianistes le font depuis Schumann c'est juste bon a risque de tomber à côté...
C'est là que mon destin a pris un tour nouveau par le canal d'un "mage" qui vivait à Bargemon qui m'a procuré à débouché niçois qui m'a servir de tremplin... J'en ai un mauvais souvenir car je me suis fait virer la veille de mon anniversaire et j'ai carrément "jeter un sort" à mon hôtesse indélicate en lançant une formule choc du style : vous n'êtes qu'une garce et ce château sera le cercueil de vos illusions et un de ses locataires qui n'avait pas assisté à la diatribe à été l'instrument de son exécution. Il a dénoncé son trafic de locations d'été non déclaré au Fisc et la dame a disparu pendant plusieurs année et quand elle est reparue, çà a été pour se faire serrer par les bleus lors d'un colloque de voyantes. J'ai connu par la suite une dame d'origine espagnole qu'elle avait manipulée pour lui soutirer de l'argent pour un projet nommé Quo Vadis...
Pour en revenir à Halbronn, c'est ces jours-ci seulement que j'ai découvert ce que j'ai évoqué plus haut. A noter qu'il a préfacé une brochure dans lequel j'évoque un jeu de cartes divinatoires d'origine provençale que je considère comme une invention datant au plus tard du mouvement du Félibrige. J'évoque une consultation qui s'est soldée par la sortie de deux arcanes parfaitement clairs : un pont suivi d'une lyre ! Il m'a été annoncé que si je trouvais le moyen de m'installer à Nice, je trouverais des conditions idéales pour mener à terme mes études musicale. J'ai été, à Reims, l'élève au Conservatoire du titulaire de monumental instrument qu'à jouer un certain Nicolas de Grigny au XVIIème siècle et c'est le compositeur d'orgue, le plus remarquable et le plus difficile.
J'ai donc été largement familiarisé avec la cathédrale des Sacres en plus d'un nom qui est en réalité une déformation anglaise du prénom David, mes ancêtres ayant été des dévots de Dewi Sant le saint patron monastique du pays de Galles. Cette origine ethnique est validée par le fait que les touristes anglais et des indigènes m'ont souvent pris pour un "rossbif". En plus, le second maître du claviériste écossais d'origine m'a dit avoir été frappé par ma ressemblance avec l'élève qui s'est rendu célèbre en s'ingurgitant la mise en boîte des 555 sonates de Scarlatti... Même chose pour des mélomanes niçois qui ont croisé le phénomène lors de son passage au Conservatoire que présidait André Cochereau...
A noter qu'une relation qui s'est engagée à fond dans une secte évangélique charismatique où l'on aime parler en langues est persuadée que je serais moi-même d'origine juive. Mes origines sont tout-à fait celte mais des juifs ayant commencé à faire souche en Albion à partir de 1066, il est possible que j'ai hérité de gènes d'origine moyenne orientale mais en fin de compte j'ai toujours trouvé qu'il y avait quelque choses qui sonnait très faux dans le catholicisme et je n'ai apprécié d'une certaine musique et je suis conscient qu'elle a joué un rôle plutôt opiacé mais assez tard, notamment dans la période "romantique". car la musique dite ancienne est en fait une "musique de cour"dont le style vocal est dérivé de l'opéra baroque français...
Le style ayant inspiré ce que je viens d'évoquer à pu jouer un rôle dans la rencontre et le rapprochement que je viens d'évoquer. J'ai du reste sauter sur l'occasion de changer d'air car il m'était devenu un peu pesant : l'hospitalité de la personne évoquée n'était pas désintéressée, son ouverture, son talent de leader, lui a permis de se mettre grandement en valet et en temps que collaborateur la chose a tendu à prendre un tour assez ingrat : il m'a balancé comme représentant niçois de son "mouvement" ce qui m'a attiré de sérieux ennuis de la part d'un foldingue local qui a publié aux éditions Arqua...
Revenons à nos moutons la fameuse "Ère du Verseau"...
J'ai abordé le sujet dans deux articles parus en 1984. Pour le Verseau j'ai pointé un risque de "versatilité". Étant devenu "guénonien" au début des années 80, j'ai été préparé au fait que ce qui se passe actuellement se trouve marqué par une sorte d'inversion généralisée, de sorte qu'étant parfaitement conscient de l'arrière plan "homoérotique" du personnage de Ganymède, j'ai fait un rapprochement entre ce détail et le concept d'inversion sexuelle venant d'un certain Havelock Ellis.
Sauf que c'est durant les années 80 du siècle passé que le milieu dit "gay" s'est bel et bien caractérisé par un penchant en faveur d'un "revirilisation" de bon aloi. Le règne très "proustien" des "folles tordues" a paru toucher à sa fin sauf que j'avais du pressentir que la chose manquait de solidité et que quelque chose allait tourner au cauchemar. Et la cristallisation de ce que j'évoque a été atteinte lors des jeux Olympiques de Paris en 2024. Voici deux horreurs qui me dispensent de toute précision.
A propos d'un pamphlet révolutionnaire... "Les Enfans de Sodome à l'Assemblée Nationale" (1790)
Ce pamphlet est réapparu dans les années 90 est une "blague" assez drôle et pleine d'esprit. Elle comporte une revendication médicale ayant anticipé de 200 ans celle à laquelle ont donné lieu les ravages du VIH. Et le Sida de l'époque ce fut la cristalline, une MST contemporaine assez mal définie...
Sauf que l'auteur du canular n'a pas travaillé en faveur des "sodomites" de l'époque, il s'en serait plutôt moqué : au XVIIIe siècle, on assiste à la formation d'une sorte de réseau d'initiés et la Maçonnerie l'a sans doute inspiré...
Toujours est-il qu'en 1791, le crime de sodomie est abrogé en tant que "crime imaginaire" au m^me titre que le blasphème.
L'arrière plan astronomique des années 1780
Uranus a été découvert en mars 1781, entre 2 révolutions, l'américaine et la française de sorte que institué comme nouveau maître du Verseau signe que cette planète partage avec Saturne il est devenu signe de "disruption" et d'innovation plus des clichés de fraternité universelle plus un renouveau spirituel inspiré par Ganymède en tant qu'échanson des copains du maître de l'Olympe préposé au servir de la boisson d'immortalité...
Apparition de l' "uranisme" en replacement de la "sodomie"
Ce qui est singulier c'est qu'à partir de là on voit se dessiner un mouvement progressif visant la décriminalisation de ce que l'on a désigné par un concept de médecine légale apparu entre 1868 et 1869... Avec un arrière plan "ouranien"... Le terme qui a remplacé la désignation de "sodomites" par celle d'uranistes... vient d'un auteur allemand.
Je dois confesser qu'ayant découvert cela bien avant de m'occuper d'astrologie, je me suis posé des question en me demandant si il n'y avait pas un rapport avec l'organe urinaire. Non rien d'urologique là-dedans. Un français aurait parlé d'ouraniens, autrement dit de personne aux goûts célestes. Ce qui me rappelle un terme employé par un organiste bien connue pour son expertise de la facture d'orgue transalpine. Elle les appelaient les Anges, en référence à l'épisode biblique de la destruction de Sodome où ce sont des Anges qui s'étant matérialisés auraient jeté leur dévolution libidineuse sur des jeunes gens bien qu'on leur ait proposé une alternative plus consensuelle...
La relative familiarité du Verseau avec un type d'amour non conventionnelle vient-elle de l'astrologie ?
La réponse est négative pour deux raisons :
- Ganymède n'a pas eu l'exclusivité d'un rapprochement avec le signe évoqué, il y a eu Deucalion (voir mon projet) de couverture et cela ne se limite pas à ces deux personnage mythologique.
- La rapprochement évoqué dans le chapitre précédant n'a rien de mythologique ni d'astrologique, il résulte d'un rapprochement littéraire tiré du fameux Banquet de Platon où un intervenant a mis l'accent sur la concurrence de deux Vénus, la Vénus Urania présidant à l'amour des garçons opposé à la Vénus pandémos (populaire) pointant vers un goût tenu pour vulgaire et c'est le goût "hétérosexuel".
Je crains qu'il n'y ait une part de vérité dans ce type de débat qui a eu ses heures de gloire au moyen âge chez les clercs. Les femmes sont très possessives, et un ami qui est devenu veuf très brutalement, sa femme ayant été foudroyée par un AVC, il l'a vu mourir dans ses bras. Contrairement à certaines apparences, ils étaient assez "fusionnels" et il a cherché à combler sa solitude en tentant sa chance du côté des sites de rencontres et cherchant seulement une présence féminine pour des échanges assez "métaphysiques", il s'est trouvé confronté à des expériences assez fortes en chocolat avec un épisode style "sorcière"...
Le peu d'expérience que j'ai pu avoir de ce type de communication m'a laissé une image beaucoup plus saine. Il existe des mecs assez perturbés qui tentent leur chance mais quoique je me suis intéressé à la psychologie et suis doté d'une certaine qualité d'écoute bienveillante, ils s'effarouchent d'un mot jugé de travers et disparaissent comme par enchantement au point qu'on se retrouve un peu bête et dans l'incapacité de déterminer ce qui a pu les faire fuir... Mon expérience est assez dérisoire mais tout ce que je lis et entend à ce propos me confirme qu'on est en présence de deux univers complètement étrangers l'un à l'autre.
La survenue d'Uranus et de toutes les trans saturniennes a foutu la zizanie dans le zodiaque
Structurellement, dans le système des domiciles c'est le cas, sauf qu'il existe dans la mythologie grecque un rapport particulier entre Ouranos et Chronos/Saturne
Les arrières plans mythologiques de la castration d'Ouranos par Saturne
Dans la mythologie grecque, Cronos (Κρόνος), assimilé plus tard au Saturne des Romains, a émasculé son père Ouranos (Uranus), personnification du Ciel. L'épisode est raconté par Hésiode dans sa Théogonie, vers 154 à 210. Cronos a tendu une embuscade à son père. Lorsque Ouranos vient s'unir à Gaïa, Cronos surgit et lui tranche les organes génitaux avec la faucille. Cette mutilation met fin à la souveraineté d'Ouranos et ouvre le règne de Cronos, lequel sera à son tour renversé par son propre fils Zeus (Jupiter).
Selon Hésiode, dans sa Théogonie (vers 188-200), Cronos jeta dans la mer les organes génitaux qu'il venait de trancher à son père Ouranos. Ces organes flottèrent longtemps à la surface des flots. Autour d'eux se forma une écume blanche (aphrós, ἀφρός, en grec), d'où surgit une jeune déesse d'une extraordinaire beauté : Aphrodite. La déesse fut d'abord portée vers Cythère, puis aborda l'île de Chypre, d'où son surnom de Cypris.
C'est là le fondement symbolique de ce qui dans le Banquet a été rapporté à Vénus. A noter que l'amour dit platonique n'offense aucune espèce de morale...
Le système d'interprétation des ères zodiacales
Basé sur la précession des équinoxes découverte par Hipparque, la théorie selon laquelle tel signe régirait et annoncerait un changement de paradigme religieux et culturel tous les 2160 ans est une théorie apparue en France à la fin du XVIIIe siècle entre 1781–1795 chez Dupuis, Volney et Delaulnaye, ce denier ayant proposé une chronologie qui inclut explicitement le Verseau.
A noter que Jacques Halbronn, a confessé qu'il n'avait découvert la modernité du système que vers 1990, il n'a pas cherché plus loin et a reconnu une sorte d'immaturité, ce qui tout-à-fait à son honneur.
Comme les ères ainsi définies ne correspondent pas vraiment à 2160 ans de religion du Taureau, puis du Verseau et enfin du Verseau, je me suis dit qu'il fallait plutôt chercher du côté des conjonction du point vernal avec des étoiles fixes, cette voix est praticable mais comporte des limites que je ne définirai pas ici.
Sous l'influence de quelle étoile serions-nous actuellement ?
Réponse : Diphda — β Ceti - Traditionnellement de nature saturnienne selon les catalogues astrologiques. Son symbolisme est associé aux épreuves, à la pesanteur et aux contraintes.
P.S. J'oubliais parmi les "signes" qui m'ont préparé à traiter les sujets que je viens d'évoquer il y a eu la commande d'un reportage photographique au lieudit les "Saintes-Maries-de-la-mer" commandé par un décorateur de pétroliers qui n'avait pas trouvé satisfaction dans les agences. J'ai traité ce sujet dans le volume sur la légende d'un "Grand Monarque".



