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L’officier Arnaud Beltrame était–un bon militaire et un exemple ? Ni l’un ni l’autre...

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MAJ :  Ce post m'a valu des remarques plutôt positives. Un correspondant de la première heure me fait remarquer qu'il s'est étonné que le gendarme ait été ligoté et conséquemment égorgé et donc n'ait pas été formé au close combat.

Mais en cherchant, on découvre que ce gendarme avait anticipé son rôle "sacrificiel" dans une simulation antérieure de quelques jours au drame...

A noter également une censure d'une vidéo de Panamza, soit disant pour viol du droit d'auteur mettant en scène un extrait d'une vidéo tournée à l'occasion de cette fameuse anticipation à caractère suicidaire qui a été l'occasion de faire ressortir un engagement maçonnique dudit gendarme. Engagement fort peu compatible avec une figure présentée comme chrétienne et qui plus est fort catholique. Quant à savoir si la Maçonnerie préconise ce genre de sacrifice, ça me parait assez tiré par les cheveux.

En marche.jpgAu final l'affaire s'apparente à une très mauvaise blague et ajoutons à cela que l'intervention du locataire de l'Elysée en faveur d'une réparation du lien brisé avec l'église catholique romaine la fout mal, vouloir rétablir un lien avec une église calamiteuse dont le Primat a manifestement couvert des affaires de pédophilie a quelque chose d'assez gerbant. Bien évidement le clergé de cette caverne de voleurs multinationaux ne pouvait que tomber sous le charme de notre sulfureux flûtiste national.

 

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Retour sur une affaire lamentable. Dans une armée, l’essentiel n’est pas l’héroïsme romantique, mais l’efficacité au combat : détruire l ‘ennemi passe avant tout. Se livrer en otage à la place d’une caissière comme l’a fait le lieutenant-colonel Beltrame, avant de se faire piteusement assassiner, c’est peut–être héroïque au sens mystique, mais ce n’est pas glorieux. Un militaire n’a pas à être un héros sacrificiel mais un professionnel de l’élimination de l’ennemi. Le but du militaire, c’est de vaincre, pas de donner sa vie gratuitement. Le lieutenant–colonel Beltrame s’est en tout cas comporté d’une manière médiatiquement spectaculaire et mystiquement sacrificielle, mais militairement catastrophique. Les autorités et les médias ont stupidement applaudi, les larmes aux yeux, tandis que les djihadistes et leurs sympathisants de plus en plus nombreux ricanent et se frottent les mains.

Je dois dire que je partage tout-à-fait cette opinion d'un certain Guillaume Faye sans pour autant adhérer nécessairement à ses diverses théories.

Sellam.jpgL'engouement présidentiel et médiatique pour le sacrifice de ce militaire, connu pour son catholicisme pratiquant voire militant, fait contraste singulièrement avec un environnement profane et laïque connu par ailleurs pour nier ses "racines chrétiennes". Tout est tellement faussé dans ce monde actuel que l'on peut bien considérer qu'on est à peu près sûr d'être dans le vrai en prenant quasi systématiquement le contrepied de ce qui fait consensus dans l'opinion publique !

La première réflexion que je me suis faite aura été de me demander si ce gendarme n'aurait pas souffert d'une blessure morale secrète. Or on n'a pas tardé à apprendre que son père, disparu en mer depuis 6 mois a été repêché par un chalutier au Grau du Roi en mars avant d'être inhumé 10 jours plus tôt.

Ainsi d'un côté un mot d'ordre impose à l'Europe de faire l'impasse sur ses racines chrétiennes tandis que ne subsiste que ce que la christianisme, en fait le "paulianisme", a imprimé dans la texture de l'Occident de plus calamiteux, à savoir un fond de masochisme pénitentiel qui se vit comme une incapacité au moindre bonheur. En disant cela je pense à un livre du Dr Salomon Sellam intitulé La négative attitude ou l'allergie au bonheur. L'INVERSION. Il y est question du syndrome du gisant mais, chose curieuse, autant que je me souvienne cet auteur n'évoque pas la responsabilité d'un christianisme qui a fini par tourner en jus de boudin.

Nul doute qu'un restant de mentalité antique, caractérisé par un solide sens des proportion, a, pendant les premiers siècles tendu a neutraliser les ferments "pauliniens" et parfaitement névrotiques que j'ai évoqué plus haut. C'est bien autour du du XIIe et du XIIIème siècle qu'un grave déséquilibre a fait pencher la balance du mauvais côté.

Si je reparle de l'apôtre Paul, c'est que j'ai reçu un courrier d'un fidèle lecteur qui me reproche d'avoir, à ce propos et quelque part dans ce blog marché sur les traces de Michel Onfray. Je regrette mais je ne vois pas la nécessité de corriger le tir. Je ne puis que souscrire à ce que le philosophe en vogue a écrit sur le personnage de ce 13ème apôtre qui n'a pas connu Jésus et qui pourtant est bien celui qui a fabriqué le christianisme tel que nous le connaissons avec son côté excessivement pénitentiel. Nul doute que ce personnage était un "malade", notamment sur le plan sexuel et que tout ce qui arrive chez nous en fait d'excès et de parodies multiples et diverses n'est qu'une réaction opposée au climat névrotique engendré par cet assez sinistre individu. Au demeurant, je ne vois pas comment on peut nier le fait que des traces visibles d'un conflit avec l'église de Pierre et Jacques et Cie subsistent! Enfin si on fait abstraction des dires de Paul et que l'on s'en tient aux seuls évangiles, on ne trouve aucune trace de bien des choses et en particulier de cette foutue "Trinité". Le même intervenant m'a reproché de confondre les avataras avec le sacro saint "mystère de l'Incarnation".

Sur ce point je dois dire que je partage sans doute la même "allergie" que Guénon. Jésus "fils unique de Dieu" est à mes yeux une pure incongruité tandis que l'idée de descentes divines me parait cohérente. Il est clair qu'il y a dans la prétention du christianisme à constituer la seule vraie religion quelque chose de parfaitement outrancier et c'est du reste cette croyance totalement irrationnelle qui fait que c'est bien le christianisme qui a foutu le feu au monde entier. Mais le voilà affronté à l'Islam avec lequel il n'est pas de taille à lutter du fait de sa réduction à un romantisme assez mièvre dont le sacrifice du gendarme Beltrame est une illustration assez franchement dissonante.

Nul doute que quelques uns vont crier au scandale en pensant que je suis devenu complètement fou. Pas du tout ! Je constate qu'avec le temps les jugements et les conclusions que j'ai tirées il y a quelques années sur certains phénomènes finissent par être partagés. je n'ai donc pas de raisons de faire marche arrière, bien au contraire.

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