John Boswell et les unions de même sexe dans l'Europe ancienne (07/04/2017)

Quand-Jésus-cautionnait-le-mariage-gay.jpgJ'ai évoqué à plusieurs reprises le contenu de ce livre dans l'ancienne version de ce blog avant qu'il ne saute à la demande d'un certain de ces foutus convertis à l'islamisme schuonien.

Constatant à plusieurs reprises que certaines notes de Wikipédia ont évolué de manière très positive, j'ai eu l'idée de revoir celle concernant l'historien médiéviste américain. Et j'y ai trouvé la précision suivante :

L'historien Brent Shaw a ainsi accusé Boswell de manifester son ignorance des études récentes sur le rite de l'adelphopoiia (création de frères). Et ce passage renvoie à une note contenant ceci :  A Groom of One's Own?

Il est assez remarquable d'avoir à constater que du côté francophone, on a fait totalement l'impasse autour de ce travail et la seule recension existante vient d'une certaine Claudine Leduc qui, tout en résumant le contenu du livre, avoue à la fin son incompétence (sic) quant à juger de la pertinence de la thèse de l'auteur qui a vu dans les rituels qu'il a transcrit des mariages de même sexe, ce qui est impossible.

Qu'en est-il réellement ?

Je ne souhaite pas m'étendre sur ce que reproche l'historien évoqué. Je retrouve dans son propos une thèse que j'ai entr'aperçue quelque part dans des bribes de critiques collectées par un ami et correspondant parfaitement anglophones.

A savoir qu'il se serait agi en réalité de rituels de bénédiction d'alliances entre des mâles dominants pouvant être mariés par ailleurs conçues pour leur éviter de se bagarrer. Il est fait allusion au témoignage d'un certain Toxaris le Lucian.

Je ne me souviens pas que Boswell ait parlé de cela, cependant le texte en question est accessible :

http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Lucien/toxaris.htm

Notez que je n'ai pas lu ce texte, le vie est courte, je cherche toujours des résumés...

Je n'ai absolument pas la moindre envie de remettre le nez dans le livre de Boswell qui doit trainer dans un coin de ma bibliothèque. La dernière fois que je l'ai ouvert c'était il y a plusieurs années pour répondre à un curé dépressif et addict au vin de messe qui s'était, pendant son sermon, enflammé à propos du mariage pour tous. Alors que je remettais en place la clef du magnifique instrument dont j'ai la jouissance, il m'avait demandé mon avis sur le sujet... Depuis lors j'avais eu l'occasion de monter sont thème, caractérisé par une Vénus en Gémeaux en Maison V, opposée à Saturne et carré à la Lune. Puis quelques mois plus tard, j'ai eu la confirmation qu'il avait bien un problème par un ami qui l'a connu alors que le futur ecclésiastique louait une chambre dans un ancien séminaire sis non loin d'un célèbre lieu de drague. Je n'ai pas besoin de vous dire quels étaient ses occupations nocturnes... Bref il s'est littéralement jeté dans une impasse...

Le texte évoqué présente les inconvénients des textes de spécialistes qui discutent entre eux. Il fait référence à des auteurs antérieurs à Boswell que personne ne connaît. Bonjour la pédagogie quand il s'agit, pour un lectorat non spécialisé dans une partie bien précise des domaines historiques de s'y retrouver.

Je suis tout-à-fait convaincu et depuis longtemps, que Boswell a sollicité les faits qu'il rapporte et qu'il a en quelque sorte mêlé des faits d'homosociabilité masculine (comme le baiser à la russe) avec des histoires modernes d'homosexualité. Les deux livres qui traitent de ce dernier sujet sont pollués par des anachronismes indignes d'un historien sérieux car Boswell était un homosexuel militant et de surcroit catholique pratiquant : un assemblage à mes yeux totalement hétéroclite. Il est du reste décédé des complications infectieuse du Sida. Je crois déjà avoir noté qu'il a été influencé par des thèses essentiellement protestantes à propos de l'histoire de Sodome quand elle est interprétée comme un simple crime contre le devoir d'hospitalité.

Il y a sans doute du vrai dans ce que raconte Brent D. Shaw. Cependant, je me souviens d'avoir fait observer que cela ne colle pas avec le fait que les rituels dont on parle ne sont pas spécifiquement des rituels masculins, il existe un pendant en mode féminin avec des couples de saintes. Or, je ne vois pas du tout comment ces alliances de femmes pourrait constituer une transposition des alliances de mâles en vue de sacraliser des alliances essentiellement politiques pour éviter des conflits !

C'est pourquoi j'avais émis une thèse stipulant que l'homophilie étant une chose très répandue et très honorable dans le monde antique et ses prolongements durant le premier millénaire chrétien, il aurait pu s'agir d'une application de la technique de l'os à ronger... Le but aurait été de convertir des passions que l'on qualifie aujourd'hui d'homoérotiques en des liaisons purement platoniques ou la solidarité et l'affection fraternelle vient à dominer sur les "parties de jambes en l'air". Le platonisme, anticipe d'un véritable poison chrétien, il faut rappeler que le christianisme fut aristotélicien avant de devenir assez franchement platonicien.

Si l'on observe les couples homos durables : on constate qu'après les premiers feux de l'amour, il ne reste que solidarité et affection réciproque. Chacun drague de son côté, ou le plus jeune s'en charge et on ramène le produit de la chasse à la maison pour un partage "en famille". La routine est ce qu'il y a de plus contraire à l'homosexualité qui est une sexualité gratuite et portée vers la recherche de la diversité. La "mariage" en est la chose la plus "contre-nature", chose que les femmes ont le plus grand mal à comprendre, elles qui aspirent à la sécurité, au confort et à l'argent qui garantit la stabilité de ce genre d'aspiration essentiellement bourgeoise.

Enfin, ce qui est surprenant au point d'en être même choquant, c'est bien que si la problématique envisagée n'est plus tabou au sein de la culture anglo-saxonne au point d'avoir déteint sur les pratiques religieuses en suscitant des groupes adonnés à la "mystique" envisagée si tant est que la thèse de l'os à ronger soit une solution au problème historique posée par Boswell.

Si tant est que ce dont il parle ait été comparable à un "mariage", cela ne résout rien en ce qui concerne la nature même de l'homosexualité masculine qui, en sa nature profonde porte à expérimenter toutes les facettes de la masculinité, et dieu sait à quel point elles sont à la fois nombreuses, variées et même contradictoires. Il est impossible de s'en sortir si on n'a pas à côté d'autres centres d'intérêts susceptibles d'équilibrer cette tendance à la dispersion. Dieu merci, il existe par ailleurs d'autres énigmes à résoudre qui constituent d'excellents dérivatifs. Quant à l'homosexualité elle n'est qu'une énigme que parce que l'approche d'un tel sujet en a été sciemment faussée par deux millénaires et demi d'idéalisme essentiellement platonicien. Ce n'est qu'un produit avarié et cyclique de l'air du temps ou plus exactement de la dégradation cyclique qui, comme Guénon l'a bien vu, porte à tout examiner selon une certaine "sentimentalité" ... Sauf que je me demande souvent si l'on a bien compris ce que Guénon entendait par là.

L'intelligentsia française, y compris au sein des milieux LGBT locaux, a fait l'impasse sur le sujet comme s'il lui brûlait les doigt. De toute évidence, c'est là un réflexe de  même nature que celui de l'anticléricalisme forcené d'une certaine extrême gauche qui veut éradiquer les crèches et autres traces de culture chrétienne dans l'espace public ! c'est d'autant plus étrange de la part de ces milieux que si ma thèse de l'os à ronger s'avérait exacte, celui aurait pour effet de complètement relativiser l'innovation du "mariage pour tous". Laquelle, il faut le souligner, n'a qu'un avantage, celui d'obliger les homophobes à fermer leur gueule. Mais à part, ce très relatif avantage, il faut convenir qu'il ne s'agit pas vraiment d'une réussite. Enfin la banalisation de l'homosexualité, dans la mesure où elle lui ôte l'attrait quasi irrésistible de toute espèce de "fruit défendu", devrait calmer le jeu. Mais enfin, on ne s'en sort jamais, où on est visible et c'est de la propagande, ou on est discret ou invisible et l'on est taxé de honte.

Enfin le grand problème c'est que l'élite pensante du milieu "homo" a été littéralement fauchée par le Sida et que ce vide n'a plus aucune chance d'être comblé un jour.

Il s'agit de revenir à la réalité. Il me faut bien dire que le genre de sujet que je viens d'aborder sont de ceux qui ont tendance à provoquer des migraines car, à moins d'inventer une machine à voyager dans le temps, il n'y a guère de moyens de faire toute la lumière.

Et ce qui m'inquiète ce sont des affaires de géopolitiques contemporaines. Si l'on prend comme exemple l'évolution de la politique du président Trump, il faut pouvoir percer le brouillage des médias français systématiquement hostiles et par exemple, on peut se demander, si son apparent revirement à propos de la Syrie n'aurait pas été susciter par un attentat chimique sous fausse bannière. Ce genre de question ainsi que le spectacle de la sinistre comédie des présidentielles a l'avantage de reléguer bien loin le genre de "vieilles lunes" que je viens d'évoquer. L'insécurité et l'impermanence ont atteint un tel degré d'incandescence qu'on a en permanence le sentiment d'être dans un bateau qui fait eau de toutes parts.

J'évoquais plus haut les progrès de Wikipédia. Il me faut dire également que les règles du jeu sont grandement excessives notamment à propos des sources éligibles. Il faut pouvoir se référer à des travaux publiés par des éditeurs commerciaux ayant pignon sur rue. Un travail publié à compte d'auteur est considéré comme nul et non avenu. Dans ces conditions, c'est un miracle si trois des chapitres concernant Louis Charbonneau-Lassay, dont j'ai été le principal rédacteur, ont survécu, semble t-il à peu près intacts. Il faudrait que je les compare avec la version que j'ai archivée. Tout cela pour dire que j'ai plusieurs fois constaté à plusieurs reprises et en relisant des textes dont j'ai été l'auteur et qui m'ont été empruntés pour être diffusés sur la toile sans que j'en soit averti, qu'il m'a souvent fallu un temps plus ou moins long pour les reconnaître comme miens. C'est dire à quel point j'y ai été peu attaché. J'exprime ici et maintenant ce que je pense être juste et je laisse ce qui en résulte vivre sa propre vie sans m'en soucier.

Tout est sujet à un "révisionnisme" perpétuel sauf deux ou trois principes qui a eux seuls ne résolvent pas grand chose.

Prenons l'exemple du matriarcat et du patriarcat. Symboliquement, le premier est du côté de la terre et l'autre est censé présidé par le Ciel. Le premier implique un développement horizontal assez matérialiste, tandis que le second est d'essence verticale et il génère surtout des utopies et des abus. c'est le jeu de l'alternance du Yin et du Yang et il faut se rendre à l'évidence : si tant est qu'il sont censés collaborer, ils en sont arrivé à un état de conflit qui ne trouvera sa solution provisoire que dans une plus ou moins grande déflagration et une déflagration sans exemple vu le développement de certains moyens techniques.

P.S. soit dit en passant j'ignorais que le Vatican a reçu en grande pompe le premier ministre luxembourgeois et son "mari". Voir https://www.stophomophobie.com/le-premier-ministre-luxemb...

Mieux vaut sans doute en rire qu'en pleurer... Décidément, les excès de la répression datant du XIIIème siècle donnent lieu à de singulier "chocs en retour", quelques siècles plus tard... Cette nouvelle version de la "cage aux folles" a au moins le mérite de pouvoir nous dérider un peu... Il faut quand même se demander si ce n'est pas une grosse blague... Allez savoir ! Enfin entre "pédés" tout est possible...

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